{ "createdAt": "2025-09-10T15:51:35.644359Z", "createdBy": "Insula Orchestra", "data": { "description": { "text": "Idée reçue : Schubert n’était pas doué pour l’opéra. Ce n’est pas faute pourtant de s’y être intéressé.\nComme le papillon irrésistiblement attiré par la lumière, Schubert a toute sa – brève – vie durant, caressé le rêve du grand opéra allemand contre l’hégémonie de l’opéra italien, à l’instar du Freischütz de Weber en 1821.\nSi ses tentatives opératiques sont nombreuses (vingt opéras en 31 ans !), peu de partitions sont portées à la scène de son vivant : Die Zwilingsbrüder (Les Frères jumeaux, 1820), Die Zauberharfe (La Harpe enchantée, 1820) et Rosamunde (Rosemonde, princesse de Chypre, 1823).\nEncore la première partition n’est-elle qu’un Singspiel en un acte et les deux autres des musiques de scène.\nToute sa vie durant, Schubert s’obstine, espérant une gloire qui viendrait par l’opéra, car à l’époque, c’est la voie royale pour acquérir une reconnaissance internationale.\nLas ! La Harpe enchantée s’attire des critiques virulentes, en raison notamment d’un livret à l’intensité dramatique faible, et n’est jouée que huit fois.\nPire, la plupart de ses opéras ne sont pas portés à la scène. Fierrabras, pourtant commandé par le directeur du théâtre de Vienne, n’est finalement pas programmé. Rossini y est indirectement pour quelque chose : son arrivée à Vienne promet des succès enthousiastes. Partout, on réclame sa verve, ses pyrotechnies vocales, ses effets immédiats. Rossini est partout, provoquant le sarcasme de Beethoven : Rossini über alles !\n\nTout ce travail « pour rien », pour reprendre l’expression même de Schubert. Jamais il ne connaîtra le succès sur les scènes lyriques.\nQue lui manque-t-il ? La veine mélodique, il la possède, ô combien. Lui fait peut-être défaut le sens du théâtre, contrairement à Mozart, ainsi qu’un Da Ponte qui lui aurait fourni de bons livrets.\nS’ajoutent à cela des considérations extra-musicales : un manque de diplomatie ou de goût pour les compromis, sans doute nécessaires pour s’attirer les bonnes grâces des directeurs de théâtre et des producteurs.\nIronie du sort, La Harpe enchantée n’est aujourd’hui célèbre que parce que son ouverture (qui est aussi celle de Rosamunde) fait partie du répertoire des grands orchestres.\nIsabelle Stibbe" }, "distinguishingFeature": "A survécu à la pièce de théâtre – perdue – qu’elle était censée introduire.", "formation": "28 jeux de 4 cordes, 17 tubes de résonnance et une paire de peaux à tonnerre", "mainAuthors": [ { "data": { "mainName": { "full": "Franz Schubert" }, "role": { "type": "Composer" } }, "id": "302d23d7-b9f2-317e-ac2c-c7bed1e00465" } ], "mainTitle": "La Harpe enchantée (Ouverture de Rosamunde)", "mainTitleLang": "fr", "otherAuthors": [], "otherTitles": [], "period": "Romantique", "relatedProductionsV2": [], "relatedResources": [], "weLove": "Sa fraîcheur, sa vitalité, et son efficacité : un concentré de théâtre.", "weRecommend": "Si Schubert n’a pas eu le succès escompté à l’opéra, il a excellé dans le format concis de l’ouverture, comme en témoignent celles composées pour Fierrabras, Les Conjurées, Rosamunde ou encore Alfonso und Estrella." }, "id": "1f840353-d228-3a12-aa27-ec0a9d2f7989" }
Title
La Harpe enchantée (Ouverture de Rosamunde)
Authors
Composer:
Franz Schubert
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Period
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