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Requiem en ré mineur K. 626

{ "createdAt": "2025-09-10T15:51:53.565646Z", "createdBy": "Insula Orchestra", "data": { "description": { "text": "Tout fragment, toute œuvre incomplète est auréolée d’une part de spéculation et de mystère. Mais le cas du Requiem de Mozart est unique. Mozart en aurait reçu la commande à la fin du mois de juillet 1791 de la part d’un mystérieux messager. Bouleversé par cette funeste apparition, il aurait dès lors eu l’intuition de composer le Requiem pour sa propre mort et y aurait travaillé avec obsession, retardé dans sa course contre la montre par La Clémence de Titus, La Flûte enchantée et autres contraintes. Le 5 décembre 1791, à une heure moins cinq, Mozart rendit son dernier soupir sans avoir eu la force de terminer son œuvre…\nAussi romanesque soit-elle, cette version est douteuse. Pourquoi Mozart, à l’été 1791, aurait-il pressenti la mort alors que son avenir commençait enfin à s’éclaircir ? Comment n’a-t-il pu achever un requiem en quatre mois, après avoir terminé un opéra (La Clémence) en trois semaines ? Du reste, la correspondance de Mozart prouve qu’il est sciemment détourné de la composition du Requiem pour se consacrer à des œuvres d’inspiration franc-maçonne.\nAu grand dam de sa femme Constance, Wolfgang – artiste, hédoniste, et franc-maçon par-dessus le marché – n’est pas mort en bon chrétien. C’est pourquoi la veuve Mozart emploiera des moyens considérables pour réécrire l’histoire de son mari et le « réhabiliter ». Ainsi, le Requiem devait devenir plus qu’une simple commande : le chant du cygne de Mozart.\n\nÀ la mort du compositeur, seuls l’Introït et le Kyrie sont terminés. En revanche, la Séquence et l’Offertoire ne contiennent que les parties vocales, la basse et de maigres marques d’orchestration. Le « Lacrimosa », lui, s’arrête net au bout de 8 mesures… Et les dernières sections de la messe restent à composer. La tâche qui s’annonce est colossale.\nPremier pressenti pour ce travail, Joseph Eybler finit par déclarer forfait. Ce fut finalement Franz Xaver Süßmayr, dernier assistant de Mozart, qui en vint à bout. Constance Mozart, pour sa part, se comporta en habile femme d’affaires : elle vendit le manuscrit achevé du Requiem quatre fois, en promettant à chaque acheteur l’exclusivité de l’œuvre…\n\nLa version complétée par Süßmayr s’est imposée comme la version « traditionnelle » du Requiem. Depuis, de nombreuses versions alternatives ont vu le jour. Toutes posent la question de l’attitude à adopter face à une œuvre fragmentaire : en l’occurrence, faut-il « corriger » le travail de Süßmayr ? Peut-on reconstituer le Requiem tel que Mozart l’aurait terminé ? Du reste, Mozart a-t-il sérieusement envisagé l’achèvement de l’œuvre ?\nLes fragments du Requiem sont bien plus qu’une pièce de musée. Ils recèlent une beauté unique qui les rend dignes d’être portés au concert. Plus encore : leur état lacunaire ouvre la voie à la création, comme l’explique le chorégraphe Yoann Bourgeois : « Avec Antoine Garry, nous avons imaginé une création sonore en forme de nappes hétérogènes qui puissent répondre à deux exigences. D’une part, ces matières interstitielles permettront de créer une continuité entre ces fragments discontinus. D’autre part, l’esthétique produite pas ces nappes va générer un effet d’abîme et de profondeur atemporelle. ». Preuve que l’histoire – déjà riche – du Requiem est loin d’être terminée.\nYann Breton" }, "distinguishingFeature": "Laissé inachevé par le compositeur.", "formation": "Solistes, chœur mixte, orchestre", "mainAuthors": [ { "data": { "mainName": { "full": "Wolfgang Amadeus Mozart" }, "role": { "type": "Composer" } }, "id": "1c82c2c7-d580-3f6b-8e2d-e8e04639da2d" } ], "mainTitle": "Requiem en ré mineur K. 626", "mainTitleLang": "fr", "otherAuthors": [], "otherTitles": [], "period": "Classique", "relatedProductionsV2": [], "relatedResources": [], "weLove": "Son dépouillement, son authenticité.", "weRecommend": "Le Requiem entier, complété par Franz-Xaver Süssmayer ; le Requiem en ut mineur de Michael Haydn (1771), source d’inspiration de Mozart pour son propre Requiem ; ou celui de Joseph Eybler (1803), premier compositeur à avoir tenté de terminer l’œuvre de Mozart." }, "id": "2c2ca9a7-4b1b-3d85-afe4-e31f619b6fbc" }

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Requiem en ré mineur K. 626

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Wolfgang Amadeus Mozart

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