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Symphonie n° 40 en sol mineur, K 550

{ "createdAt": "2025-09-10T15:52:23.829387Z", "createdBy": "Insula Orchestra", "data": { "description": { "text": "Que s’est-il passé à l’été 1788 ? Alors que depuis son arrivée à Vienne, en 1781, Mozart n’a écrit que trois symphonies, brusquement, il en compose trois en trois mois, coup sur coup, parmi lesquelles la Symphonie n° 40 en sol mineur.\nOnt-elles été dictées par le projet d’une série de concerts ou de tournées ? Sont-elles le fruit d’une nécessité intérieure – idée chère aux romantiques ? Mozart les a-t-il conçues comme une trilogie ? Aujourd’hui encore, le mystère reste entier, au point qu’on ne peut même pas affirmer que ces trois symphonies ont été exécutées de son vivant.\nUn indice en ce sens, cependant, c’est qu’il existe deux versions de la Symphonie n° 40 : la première sans clarinette, la deuxième avec, laissant à penser qu’une exploitation de l’œuvre aurait conduit le compositeur à modifier sa partition initiale.\nToujours est-il que l’été 1788 se révèle fécond alors même que (ou peut-être parce que) Mozart se trouve dans un état de détresse financière, situation qu’il relate ainsi dans une lettre à son ami et frère maçon Michael Puchberg : « Depuis dix jours que je vis ici, j’ai abattu plus d’ouvrage qu’en deux mois dans mon ancien logis, et si tant de sombres pensées ne s’emparaient si souvent de moi, pensées que je ne parviens à repousser qu’au prix d’un terrible effort, les choses iraient encore mieux, car mon logement est agréable, confortable – et bon marché. »\nD’où peut-être le choix de la tonalité du sol mineur, la même que sa Symphonie n° 25, écrite 15 ans auparavant, alors qu’il était un tout jeune homme. Sans doute ce choix du mineur, rare chez Mozart, traduit-il – la furie adolescente passée –, la tension dramatique et l’inquiétude d’un homme de trente-deux ans qui ne subit pas son destin mais le contemple avec lucidité.\n\nLe premier mouvement, l’Allegro molto, s’ouvre dans une atmosphère passionnée et agitée par des batteries de croches jouées aux altos, bientôt suivis des violons qui lancent le thème principal ponctué de modulations surprenantes. Le second thème, en mode majeur, se fait plus optimiste mais semble lutter avec la tonalité mineure jusqu’à ce que le deuxième thème soit repris en mode mineur.\nLe deuxième mouvement, l’Andante, contraste avec le premier grâce à une atmosphère plus apaisée. Il fait d’abord entendre un thème lancinant qui entre en imitations, avant de renouer avec une atmosphère plus tourmentée.\nLe Menuetto qui suit montre tout l’art du contrepoint de Mozart ; d’une grande énergie, il contraste avec le trio central, plus léger, avec un rôle important confié aux vents.\nEnfin, l’Allegro assai alterne fièvre et calme relatif pour s’achever dans une coda tragique mais non résignée.\nSeize jours après avoir achevé sa Symphonie en sol mineur, Mozart compose l’ultime, la « Jupiter ».\nAujourd’hui, il est tentant de voir dans sa trilogie un message tragique, comme un appel lancé à la postérité. Une vision sans doute trop romantique pour être juste, mais qui explique pourquoi le XIXe siècle prisa particulièrement cette symphonie mozartienne. Y compris Schubert qui s’empara du menuet pour en faire la base de sa Cinquième Symphonie.\nIsabelle Stibbe" }, "distinguishingFeature": "L’une des plus célèbres symphonies de Mozart et la seule écrite en tonalité mineure avec la Symphonie n° 25 en sol mineur également.", "formation": "Orchestre symphonique sans timbales ni trompettes", "mainAuthors": [ { "data": { "mainName": { "full": "Wolfgang Amadeus Mozart" }, "role": { "type": "Composer" } }, "id": "1c82c2c7-d580-3f6b-8e2d-e8e04639da2d" } ], "mainTitle": "Symphonie n° 40 en sol mineur, K 550", "mainTitleLang": "fr", "otherAuthors": [], "otherTitles": [], "period": "Classique", "relatedProductionsV2": [], "relatedResources": [], "weLove": "Son intensité, son mystère et sa fièvre qui annoncent le romantisme.", "weRecommend": "Les deux autres symphonies écrites à l’été 1788 : la Symphonie en mi bémol n° 39, dite « maçonnique » et la Symphonie n° 41, en ut majeur, dite « Jupiter »." }, "id": "57837698-a301-3910-b6ec-86091a30daaf" }

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Symphonie n° 40 en sol mineur, K 550

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Wolfgang Amadeus Mozart

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