{ "createdAt": "2025-09-10T15:51:34.705374Z", "createdBy": "Insula Orchestra", "data": { "description": { "text": "Dans ses Mémoires, Berlioz s’est montré particulièrement prolixe sur la genèse de sa Marche hongroise créée lors du voyage entrepris en 1846 enEurope centrale, où sa réputation était déjà au plus haut grâce à Liszt qui avait fait connaître sa Symphonie fantastique par une réduction virtuose pour piano : « Un amateur de Vienne, bien au courant des mœurs du pays que j’allais visiter, était venu me trouver avec un volume de vieux airs quelques jours auparavant. Si vous voulez plaire aux Hongrois, me dit-il, écrivez un morceau sur un de leurs thèmes nationaux ; ils en seront ravis et vous me donnerez au retour des nouvelles de leurs Elien (vivat) et de leurs applaudissements. En voici une collection dans laquelle vous n’avez qu’à choisir. »\nBerlioz suivit ce conseil. Il choisit pour thème une célèbre marche en l’honneur du prince François II Rákóczy (1676 – 1735), héros national pour son rôle joué lors de la guerre d’indépendance (1703-1711) contre les Habsbourg.\nQu’il l’ait composée en une seule nuit, comme il l’affirme dans ses Mémoires, est sujet à caution : il semble matériellement impossible d’avoir pu copier autant de notes et de parties d’orchestre en si peu de temps.\nQu’importe ! Le conseil du Viennois était bon : la partition souleva l’enthousiasme du public et incita le compositeur à l’inclure dans sa Damnation de Faust, quitte à transposer l’action de son opéra dans les plaines de Hongrie.\n\nLa marche débute par un appel des cors et trompettes dans un tempo allegro marcato, suivi par le premier thème de la marche militaire énoncé par les bois puis repris à l’identique.\nUn second thème lui succède, accompagné par les cordes, puis le premier thème revient modifié, avec les cordes qui répondent aux bois.\nViennent ensuite un nouveau thème, un thème intermédiaire puis un développement qui reprend, dans une orchestration éblouissante, tous les motifs déjà entendus. Environ une minute avant la fin, un immense crescendo se fait entendre, tout l’orchestre monte en puissance pour terminer fortissimo avec une coda étourdissante.\nDe sa Damnation de Faust, Berlioz écrira : « Je regarde cet ouvrage comme l’un des meilleurs que j’aie produits ». Hélas, le public de l’Opéra Comique ne put partager son avis : en raison du temps exécrable, il ne se déplaça guère. « Comme si j’avais été le dernier des élèves du Conservatoire », note amèrement Berlioz.\nQu’il soit rassuré : sa marche hongroise, fréquemment jouée au concert sous forme d’extrait symphonique, est aujourd’hui devenue l’un de ses morceaux les plus célèbres.\nIsabelle Stibbe" }, "distinguishingFeature": "Son orchestration éblouissante.", "formation": "Pour ce concert, 42 violons, 12 altos, 10 violoncelles, 8 contrebasses, harpe, 5 flûtes, 4 hautbois, 4 clarinettes, 4 bassons, 4 cors, 4 trompettes, 3 trombones, 1 ophicléide, timbales et percussions", "mainAuthors": [ { "data": { "mainName": { "full": "Hector Berlioz" }, "role": { "type": "Composer" } }, "id": "c75f51c2-2e9e-3b22-8d62-f58938a86ae5" } ], "mainTitle": "La Damnation de Faust « Marche Hongroise »", "mainTitleLang": "fr", "otherAuthors": [], "otherTitles": [], "period": "Romantique", "relatedProductionsV2": [], "relatedResources": [], "weLove": "Son énergie.", "weRecommend": "La 15e Rhapsodie hongroise de Liszt, « marche de Rákóczy » de 1840." }, "id": "961b921b-674d-341b-badc-ad109193e10b" }
Title
La Damnation de Faust « Marche Hongroise »
Authors
Composer:
Hector Berlioz
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Period
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